

Didier DAURAT
Didier Daurat (2 janvier 1891 à Montreuil-
Il est pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale où il se distingue en repérant la Grosse Bertha qui pilonne Paris.
Après la guerre, il entre aux lignes aériennes Latécoère (qui deviendront l’Aéropostale, puis Air France) où il est d'abord pilote puis directeur d'exploitation.
Dès lors va commencer la légende de l'homme à la volonté de fer qui fera de Didier Daurat un chef admiré par beaucoup, craint par tous, haï par certains. Il n'hésite pas à renvoyer ceux qui montrent un seul signe de faiblesse, contestent ses méthodes ou n'adhèrent pas à « l'esprit du courrier ».
Beaucoup de pilotes commencent leur carrière par « le royal cambouis », c’est-
Quand Mermoz se présente et fait une éblouissante démonstration de pilotage à Toulouse, Daurat lui dit : « je n'ai pas besoin d'artistes de cirque mais de conducteurs d'autobus ». Il l'engage cependant quand même... à nettoyer les moteurs.
Ces méthodes font leurs preuves car les lignes Latécoère puis l'Aéropostale atteindront
une ponctualité et un taux de fiabilité inconnus pour l'époque d'abord sur la ligne
Toulouse – Saint-
Quand l'Aéropostale est intégrée à Air France, en 1933, Daurat, qui n'a pas que des amis, est remercié. En 1935 il fonde la compagnie Air Bleu, qui transporte du courrier dans toute la France, de jour comme de nuit. Là aussi les résultats sont remarquables, mais l'entreprise est militarisée à la déclaration de guerre en 1939.
A la Libération, il relance la Postale de nuit puis devient chef du centre d'exploitation d'Air France à Orly jusqu'à sa retraite en 1953.
Il meurt à Toulouse en 1969. Privilège exceptionnel : Didier Daurat est enterré,
à sa demande, sur l'aérodrome de Toulouse-
Antoine de Saint-
1891 -
