Albert Roper ne figure pas au tableau des personnages les plus célèbres de l’aviation. Ce n’est pourtant un personnage ni anodin, ni dénué d’importance dans l’histoire aéronautique.
Albert Jean François Roper est né à Paris le 21 avril 1891. Il a été reçu docteur en droit à la Faculté de Paris.
Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engagea dans l'infanterie en 1914 et fut muté à l'aviation en 1916. Titulaire de cinq citations, chevalier de la Légion d'honneur, il termina la guerre avec le grade de capitaine à la tête d'une escadrille de chasse.
M. Roper amorça sa carrière dans l'aviation internationale au cours de la Conférence
de la Paix de 1919. Unique Secrétaire général de la Commission internationale de
navigation aérienne (CINA) établie en 1922, il fut parmi les premiers à défendre
les principes de la coopération mondiale dans le domaine de l'aviation civile. Il
occupa ce poste pendant vingt-
Le Comité directeur de la Conférence internationale de l'Aviation civile, qui se
réunit à Chicago en novembre-
Officier du Train des Équipages en 1914, il fut versé dans l’aviation en 1916. Abattu par la DCA, gravement blessé, laissé pour mort, il demeura paralysé avant de recouvrer l’usage de ses jambes pour une éblouissante carrière internationale, devenant expert aérien auprès du maréchal Foch et de Clemenceau au Traité de Versailles en 1919. Ce n’était qu’un début. C’est lui qui conçut les principes fondamentaux régissant la navigation aérienne et, défendant des principes de coopération mondiale, il devint en 1922 secrétaire général de la Commission Internationale de Navigation Aérienne (CINA), ancêtre de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) dont il fut secrétaire général sans discontinuer jusqu’à sa retraite en 1951. C’est dire s’il a traversé en acteur l’une des périodes les plus riches de l’histoire aéronautique.
Son "simple récit de sa vie", destiné à l’origine à ses enfants, se montre remarquable
par la qualité et la précision étonnante des souvenirs, mais également par la modestie
qui s’en dégage. Ayant connu la gêne avant sa brillante carrière, Albert Roper ne
renie rien de ses origines populaires et de son enfance à l’arrière-
Albert ROPER
1891
