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Albert Roper ne figure pas au tableau des personnages les plus célèbres de l’aviation. Ce n’est pourtant un personnage ni anodin, ni dénué d’importance dans l’histoire aéronautique.

 

Albert Jean François Roper est né à Paris le 21 avril 1891. Il a été reçu docteur en droit à la Faculté de Paris.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engagea dans l'infanterie en 1914 et fut muté à l'aviation en 1916. Titulaire de cinq citations, chevalier de la Légion d'honneur, il termina la guerre avec le grade de capitaine à la tête d'une escadrille de chasse.

 

M. Roper amorça sa carrière dans l'aviation internationale au cours de la Conférence de la Paix de 1919. Unique Secrétaire général de la Commission internationale de navigation aérienne (CINA) établie en 1922, il fut parmi les premiers à défendre les principes de la coopération mondiale dans le domaine de l'aviation civile. Il occupa ce poste pendant vingt-cinq ans, soit jusqu'à la dissolution de la CINA en 1947. En qualité de représentant de la CINA, il lui incombait de défendre les intérêts généraux de l'aviation à toutes les conférences internationales.

 

Le Comité directeur de la Conférence internationale de l'Aviation civile, qui se réunit à Chicago en novembre-décembre 1944, le fit venir à titre consultatif afin de pouvoir mettre à profit son expérience universellement reconnue. Le gouvernement canadien, pour sa part, l'invita en juillet 1945 à participer aux travaux préparatoires de la première réunion de l'Organisation provisoire de l'Aviation civile internationale (OPACI), convoquée à Montréal le 15 août 1945. Il fut Secrétaire général de l'OPACI de 1944 à 1947, puis de l'OACI à partir du 28 mai 1947. Il exerça ces fonctions jusqu'à sa retraite le 31 décembre 1951.

 

 

Officier du Train des Équipages en 1914, il fut versé dans l’aviation en 1916. Abattu par la DCA, gravement blessé, laissé pour mort, il demeura paralysé avant de recouvrer l’usage de ses jambes pour une éblouissante carrière internationale, devenant expert aérien auprès du maréchal Foch et de Clemenceau au Traité de Versailles en 1919. Ce n’était qu’un début. C’est lui qui conçut les principes fondamentaux régissant la navigation aérienne et, défendant des principes de coopération mondiale, il devint en 1922 secrétaire général de la Commission Internationale de Navigation Aérienne (CINA), ancêtre de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) dont il fut secrétaire général sans discontinuer jusqu’à sa retraite en 1951. C’est dire s’il a traversé en acteur l’une des périodes les plus riches de l’histoire aéronautique.

 

Son "simple récit de sa vie", destiné à l’origine à ses enfants, se montre remarquable par la qualité et la précision étonnante des souvenirs, mais également par la modestie qui s’en dégage. Ayant connu la gêne avant sa brillante carrière, Albert Roper ne renie rien de ses origines populaires et de son enfance à l’arrière-goût de pauvreté. Son histoire mérite d’être lue avec attention, car outre un récit d’une vie qui se confond très vite avec l’aviation, cet ouvrage est un témoignage vivant et précieux de la vie en France dans les premières décennies du XXe siècle. Le récit d’Albert Roper s’achevant en 1939, la suite en est assurée par son fils Claude, établie à l’aide de documents et notes. Un ouvrage intéressant à double titre, car doublant la biographie de quantité d’éléments édifiants quant à la naissance des réglementations de l’aviation civile internationale.

Albert ROPER

1891

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