

Elisabeth BOSELLI
À la fin du mois de juillet, elle rejoint l'École des moniteurs de Tours pour se
perfectionner aux techniques de la voltige sur Stampe SV4 et découvre un avion plus
moderne, le Nord 100 puis le Douglas A-
En février 1946, il est mis fin aux les vols d'entraînement féminins en raison de
réductions budgétaires, et suite à l'accident mortel de Maryse Hilsz survenu en le
30 janvier. L'armée de l'air lui délivre les titres et macarons de pilote militaire
et la possibilité d'un éventuel emploi administratif. Faute de pouvoir servir en
Indochine en tant que pilote, la jeune femme refuse. Élisabeth fréquente alors le
centre de vol moteur de Saint-
En mai 1947, elle se tourne vers le vol à voile et commence son instruction sur Kranich,
un planeur allemand biplace au centre national de Beynes placé sous la houlette de
Paul Lepanse, futur recordman de distance. Quatre mois plus tard, elle obtient le
brevet D. En novembre, le centre national de vol à voile de Saint-
Elle bat une première fois le record du monde féminin en altitude en atteignant 4
800 mètres puis une seconde fois en avril 1948, sur un planeur Meise, qu'elle emporte
à 5 600 mètres. Pendant quatre années elle pratique le vol à voile à Beynes, à Challes-
En 1951, à New York, elle obtient son brevet d'hydravion.
L'année 1952 marque un grand virage dans la vie de la jeune femme. De la tentative avortée d'incorporer des femmes dans l'aviation militaire, Élisabeth est la seule, dix ans plus tard, à émerger. L'armée de l'air lui propose de rejoindre l'escadrille de présentation basée à Étampes, équipée de Stampe. La patrouille acrobatique que l'animateur Jacques Noetinger nommera la Patrouille de France, reçoit des ovations du public de France et d'Afrique du Nord, friand des meetings aériens.
Elle devient la présentatrice solo et se produit au Maroc et en Algérie, via l'Espagne.
Son Stampe qu'elle a baptisé « Le Rossignol » « est un biplan de voltige qui vole
encore mieux sur le dos qu'en position normale », affirme-
En 1954 après quelques vols en double commande sur Morane-
Le 26 janvier 1955, elle remporte le record du monde féminin de vitesse en circuit
fermé de 1000 km sur le trajet Mont-
Sur sa lancée la jeune femme sollicite de servir en Algérie. En juillet 1957, Élisabeth
rendosse l'uniforme et rejoint l'escadrille de liaison aérienne 54, basée à Oued
Hamimine. Elle réalise des missions de liaison dans des conditions très difficiles.
En novembre, elle est mutée au groupe de liaisons aérienne, le GLA 45 de Boufarik,
où elle se voit confier la mission importante, au moins pour le moral des troupes,
de ramasser, d'acheminer et de distribuer le courrier. La « factrice du ciel » suit
un itinéraire comprenant treize étapes et touche l'orée du Sahara à Laghouat Entre-
A 45 ans, Élisabeth totalise 900 heures de vol. Elle termine sa carrière comme attaché-
1914 -
Élisabeth Boselli, née le 11 mars 1914 à Paris, morte le 25 novembre 2005, fut la première femme pilote de chasse de l'Armée de l'air française. Brevetée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, elle n'eut de cesse de multiplier les exploits. Elle fut détentrice de huit records du monde.
Élisabeth Boselli obtient son diplôme de L'École des Sciences Politiques de Paris en 1935.
Le 10 janvier 1938, elle obtient le brevet de pilote de tourisme 1er degré et totalise 25 heures de vol. L'année suivante, elle accumule les heures et débute une formation à la voltige au sein de l'École Morane. Un mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les vols civils sont interdits. Son carnet de vol s'arrête le 4 août 1939 mettant fin brutalement à tout espoir de décrocher le brevet de transport public.
En 1944, elle est engagée volontaire avec le grade de sous-