Terminant la guerre avec le grade de lieutenant, René Fonck fut le porte-
La politique lui tend les bras comme à son camarade Alfred Heurteaux : il représente
les Vosges comme député au sein de la Chambre Bleu Horizon sous les couleurs de l'Alliance
démocratique de 1919 à 1924. Il rédige ses mémoires intitulés Mes combats, et ses
vues sur l'aviation militaire et civile sont synthétisées dans l'ouvrage L'Aviation
et la sécurité française. L'état-
Envoyé officiellement en mission sur plusieurs continents (Afrique du nord, Amérique
latine, Europe centrale, États-
Colonel d'aviation et ancien combattant, l'as des as, fidèle à la figure historique du « Vainqueur de Verdun », et aussi parce que le maréchal Pétain était favorable au rôle de l'aviation, entre « sans fonction officielle » au service du gouvernement. Toutefois, Pierre Laval aurait annoncé aux Allemands que le Colonel Fonck avait rassemblé « une escadrille de 200 pilotes », se tenant prête à attaquer la Grande Bretagne, mais aucune archive allemande ne le confirme.
De fait très opposé à Pierre Laval, il reste « les yeux et les oreilles » de Pétain chez les Allemands, auprès desquels il a gardé ses entrées. Finalement désavoué par le Maréchal, il prend peu à peu ses distances avec Vichy. Toutefois, au mois d'août 1942, le magazine américain Life publie une liste de « traîtres » français à éliminer après la victoire des Alliés. René Fonck y figure en compagnie de Sacha Guitry et de Maurice Chevalier, parmi d'autres. Certains lui reprochent également d'avoir signé la préface d'un livre de 1941 intitulé Le Sabotage de notre aviation, cause principale de notre défaite, dans lequel André Maroselli dénonce les atermoiements politiques et choix critiquables qui, selon lui, ont conduit à la défaite. Fonck déclare dans sa préface, saluant la mémoire des aviateurs français tués dans la bataille de France : « Ce qui fait défaut à la France, ce ne sont pas les aviateurs intrépides et valeureux, mais le matériel moderne dont nos aviateurs avaient besoin pour lutter et pour vaincre. »
Devenu également suspect aux yeux des Allemands par ses interventions au profit de
résistants et son opposition à Laval, Fonck n'en sera pas moins arrêté en septembre
1944, interné à la Santé et -
Retiré de toute vie publique après la Libération, il se consacre à la gestion de
son entreprise vosgienne France Engrais et meurt à 59 ans, le 18 juin 1953, à son
domicile parisien de la rue du Cirque. Il était l'époux d'Irène Brillant, sociétaire
de la Comédie-
Il est inhumé le 23 juin 1953 dans le cimetière communal de Saulcy-
À plusieurs reprises, il a été proposé par les élèves officiers de l'École de l'air pour devenir le parrain de leur promotion. Cependant, le commandement de l'armée de l'air a toujours écarté ces propositions.
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