Lorsqu'il est de retour au sein de son unité, Marseille retrouve une situation complètement différente de celle qu'il avait connue avant son voyage à Berlin. En effet, la Luftwaffe est maintenant sur la défensive en Afrique; les pilotes allemands font face à un ennemi six fois supérieur en nombre, ce qui augmente les pertes subies par son escadre.
Dès son premier jour de mission, il parvient à abattre 10 avions ennemis et, le 1er septembre 1942, il obtient 17 victoires confirmées au cours de trois missions. Le nombre total de ses victoires s'éleve alors à 121. Après avoir abattu 5 avions supplémentaires dès le lendemain, il reçoit les brillants pour sa croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne et glaives. Il était alors le quatrième soldat seulement à obtenir cette décoration. Dans les jours qui suivirent il ajoute encore d'autres victoires à son palmarès, ce qui lui valu d'être mentionné nominativement pour la cinquième fois dans le rapport de la Wehrmacht (« Wehrmachtsbericht »). Le 11 septembre il avait à son actif 144 avions ennemis abattus. Quatre jours plus tard, après un rude combat, il en revendique sept de plus. Il était alors le troisième pilote allemand (mais le seul sur le front de l'ouest) à atteindre 150 victoires.
Le 16 septembre 1942 il obtient à 22 ans le grade de Hauptmann (capitaine) ce qui
en fait alors le plus jeune capitaine de la Luftwaffe. Mais la suprématie de l'ennemi
et la fréquence des missions qui en découlent laissent également des traces chez
Marseille. Il était souvent très fatigué et tendu, ce qui lui valu de se faire proposer
une permission par le Generalfeldmarschall Rommel lui-
Le 30 septembre 1942, le jour même du discours du « Führer » dans le palais des sports
de Berlin, son escadrille rentre d'une mission sans avoir combattu lorsque l'appareil
de Marseille, un Messerschmitt Bf 109 G-
Il fut enterré quelques jours plus tard avec les honneurs militaires à Derna; une petite pyramide fut érigée sur les lieux de l'accident par la 3e escadrille et des camarades italiens. Sur la plaque en bronze qui ornait la pyramide était inscrit : « Ici mourut invaincu le capitaine H.J. Marseille ». Après la guerre sa dépouille fut transférée dans le mémorial de l'Afrikakorps à Tobrouk.
En 1989 une nouvelle pyramide fut érigée à la même place par ses anciens camarades avec la même inscription en arabe, en allemand et en italien.
Le capitaine Hans-
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