

Werner VOSS
Werner Voss (13 avril 1897 -
Né le 13 avril 1897 à Krefeld, en Rhénanie-
Le tout nouveau lieutenant (9 septembre) aspire rapidement à piloter autre chose qu’un biplace d’observation et effectue une demande en ce sens. Le 21 novembre 1916 il est temporairement assigné à la Jasta 2, l’escadron de feu Oswald Boelcke, basée à Lagnicourt entre Cambrai et Arras. Très vite, Voss impressionne ses camarades, au nombre desquels se trouvent les as Manfred von Richthofen et Erwin Böhme. Dès le 27 novembre, il obtient sa première victoire confirmée en abattant un Nieuport 17 et, afin de démontrer que la chance ne devait rien à cela, il prit de nouveau l’air cette même journée et abattit un FE2b. Son affectation devint rapidement définitive.
Voss obtint 28 victoires avec la Jasta 2 ainsi que la Croix de fer de première classe,
la Croix de Chevalier avec les Epées de l’Ordre de la Maison des Hohenzollern et
la très convoitée médaille Pour le mérite. Ayant reçu le commandement de la Jasta
5 basée à Cappy-
Manfred von Richthofen, le célèbre baron rouge auquel le lie une franche et solide amitié depuis leur rencontre à la Jasta 2, fait tout son possible afin d’intégrer Voss au sein de son "Cirque Volant", le Jagdgeschwader 1, une formation d’élite comprenant les Jastas 4, 6, 10 et 11, et c’est tout naturellement que Werner Voss finit par rejoindre la Jasta 10, le 30 juillet 1917, qu’il commande de fait. Il inscrit 14 autres victoires à son palmarès dont 10 sur le célèbre Fokker Triplan Dr1 dont il reçoit officiellement le 3è prototype le 28 août 1917 et auquel il donne ses premières lettres de noblesse. Voss avait en fait été le premier à essayer le nouvel appareil et l’avait même piloté 2 jours plus tôt lors d’une démonstration faite en présence du généralissime Ludendorff qui fut fort impressionné.
Le fameux Fokker Dr.I gris-
Ces redoutables appareils n’étaient pas aux mains de novices puisque figuraient les as britanniques James McCudden, Arthur Rhys Davids, Reg Hoidge et Gerald Bowman parmi les pilotes. Aux premiers coups de feu, Voss fit face à ses adversaires. Bien que numériquement déséquilibré, le combat d’une dizaine de minutes ne fut jamais rompu par Voss qui, aux dires de l’un des pilotes britanniques présent, aurait pourtant pu le faire quand il le désirait. Le major McCudden, commandant du 56ème Squadron, déclara plus tard qu’il « semblait être toujours en train de tirer sur nous tous à la fois » et que « ses manœuvres étaient si rapides que nous n’arrivions pas à le tenir dans notre viseur ». Cependant, malgré l’intervention de l’as allemand Karl Menckhoff aux commandes de son Albatros qui tourne rapidement cours, Voss est mortellement atteint par une rafale lâchée par Rhys Davids.
Son appareil s’écrase après un long piqué à environ 800m à l’intérieur des lignes anglaises, au nord de St Julien. Les appareils anglais rentrèrent à la base en raison de la nuit tombante et ce n’est que le lendemain qu’ils apprirent l’identité de leur adversaire abattu. Rapidement inhumé par les troupes britanniques, l’emplacement de sa tombe fut à jamais bouleversé par de violents combats ultérieurs. Des 7 appareils alliés ayant pris part au combat, tous rentrèrent atteints par les mitrailleuses de l’allemand dont 4 gravement endommagés. Beaucoup de pilotes allemands et alliés considérèrent Voss comme étant le meilleur pilote de chasse de la Grande Guerre. Rhys Davids regretta un peu plus tard de l’avoir tué en l’abattant et McCudden écrivit ce mot à propos du « sacré bonhomme » que ses hommes et lui avaient combattu : « Tant que je vivrai, je n’oublierai jamais l’admiration que je porte à ce pilote qui combattit seul 7 d’entre nous durant 10 minutes et toucha toutes nos machines. Son vol était merveilleux, son courage magnifique, et il est d’après moi le plus brave pilote allemand que j’ai eu le privilège de voir combattre ».
1897 -