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Le N° 7 est analogue au précédent avec ses deux paires d’ailes en tandem, à la différence près que les ailes arrières sont mobiles et servent d'équilibreur. Avec un moteur de 50 ch., il réalise quelques vols dont un de 184 mètres le 17 septembre 1907 à une vitesse de 80 à 90 km/h. Une fois de plus, l’appareil est accidenté à l’atterrissage à la suite de l’exiguïté du terrain d’Issy-les-Moulineaux [2].

 

A la mi-juin 1908 apparait le N° 8 qui possède un corps fuselé quadrangulaire de 10 mètres de long, deux ailes de 11,80 m d’envergure réduite progressivement à 11,2 m et 8,50 m. Le moteur Antoinette de 50 ch. est placé à l’avant, les gouvernails de direction et de profondeur étant placés à l’arrière. Des ailerons mobiles autour d’un axe horizontal sont montés à l’extrémité des ailes pour assurer l’équilibre latéral. Les roues axiales avec béquilles latérales au comportement médiocre dans le phase de roulage sont remplacées par deux roues montées sur un châssis élastique orientable, assez écartées et placées en avant du centre de gravité. La partie arrière du fuselage est soutenue par une 3ème roue ou une béquille placée dans son axe. Les essais de cette version débutent à la mi-juin 1908 pour être interrompus à la suite d’incidents à l’atterrissage.

 

Le modèle N° 9 diffère du précédent par le dispositif de gauchissement de l’extrémité arrière des ailes à la place des ailerons et par l’augmentation de la puissance du moteur à 65 ch.

 

Le Blériot N° 10 est par contre un biplan de 60 m2 de surface portante à moteur Antoinette de 50 ch. avec démultiplicateur 30/12, un gouvernail de direction avant, stabilisateur et gouvernail de profondeur arrière, ailerons derrière les ailes remplaçant le gauchissement des ailes Wright, châssis renforcé à roues analogue à celui des monoplans. Cet appareil, bien que présenté au Salon de l'aéronautique de 1908, n’a semble-t-il jamais volé.

 

Le 31 octobre 1908, Louis Blériot effectue le premier voyage touristique aérien, entre Toury à Artenay et retour [3] [4].

 

En mars 1909, le moteur de Levavasseur ne lui convenant pas, Blériot se sépare d’Antoinette, tout en y conservant des intérêts. Il s’adresse à Anzani qui vient de mettre au point un petit moteur tricylindre de 35 CV refroidi par air. En mars 1909, la société anonyme Blériot-Aéronautique, distincte de l’affaire de phares automobiles, est mise sur pied à Courbevoie. La stratégie commerciale de Blériot consiste alors proposer des modèles monoplans à prix réduit, entièrement montés autour d’un moteur Anzani de 35 CV ou vendus en kit et assemblés par le client. Il décide également de monter une opération destinée à promouvoir sa marque : la traversée de la Manche.

 

Louis Blériot se lance dans la conception du modèle suivant en faisant en sorte de prendre un monoplan à empennage très réduit qui devait ainsi rencontrer une moindre résistance à l’avancement, et ainsi se contenter d’un moteur de même puissance que l’appareil de Wright. Le Blériot XI était un frêle appareil construit en bois et consolidé par des cordes à piano, les ailes recouvertes de papier parcheminé. Le moteur était un Anzani à trois cylindres en étoiles, et développait 25 CV. Cet appareil d’une envergure de 7 m. 20, après quelques améliorations, allait devenir le célèbre Blériot XI de la traversée de la Manche. L'appareil a volé 50 minutes à Juvisy avant de couvrir 46 kilomètres en 56 minutes entre Étampes et Orléans avant de traverser la Manche.

 

En juin 1909, il réalise le premier vol avec deux passagers (le Brésilien Santos-Dumont et le Français A. Fournier) dans son Blériot XII.

 

le 3 juillet 1909 Louis Blériot participe au premier meeting aérien mondiale à l' Champ d'aviation de la Brayelle avec son monoplan .Louis Paulhan y participe également sur biplan Voisin.

 

Louis Blériot s'installe à Buc le 25 juillet 1909 sur 200 hectares où il implante son aérodrome privé puis, en 1913, une école de pilotage.

 

La course pour être le premier à rejoindre la Grande-Bretagne par la voie des airs fait rage en ce mois de juillet 1909. Cependant, Blériot laisse la priorité à Hubert Latham dans la mesure où ce dernier s'est engagé dès le 2 juillet. Au lieu d'envoyer son n°XI à Calais, il l'envoie à la ferme de Mondésir située à 6 km au Sud d'Étampes. Il y reste du 6 au 8 juillet avant de rejoindre Douai du 9 au 11 juillet avec son n°XII. Il revient le 12 à la ferme de Montdésir d'où il gagne le "Prix du voyage" de l'Aéro-Club de France doté de 4 500 F en volant jusqu'à Chevilly près d'Orléans sur un parcours de 41,2 km effectué en 44 mn 30 s à bord du type XI. Son prix sera d'ailleurs redistribué à raison de 1 500 F pour Anzani (moteur) et 1000 F à Chauvière (constructeur de l'hélice). Poursuivant sur sa lancée, il remporte le prix Mahieu et le prix de vitesse à Douai le 18 juillet.

 

Le 19 juillet 1909 dans l'après-midi, Louis Blériot s’inscrit dans la course à la Manche avant de partir s'installer à Calais le 21 juillet 1909.

 

Apprenant l'échec de Latham après être rentré à Paris, échec qui le laisse sur la touche pour plusieurs jours, Blériot se voit contraint de tenter sa chance pour éviter que le comte de Lambert, de nationalité russe même s'il est originaire d'une famille française émigrée à la Révolution, ne parvienne au but avant lui.

 

Louis Blériot est le premier à traverser la Manche, le 25 juillet 1909 en décollant au lever du soleil, condition exigée par le Daily Mail (journal britannique) qui est à l'origine du défi et lui remettra la somme de 25 000 francs-or mise en jeu. Malgré une blessure au pied, la traversée s'effectuera en 37 minutes, ralliant Les Baraques, près de Calais à Douvres, aux commandes du Blériot XI qu'il a conçu en collaboration avec Raymond Saulnier, équipé d'un moteur 3 cylindres développant 25 chevaux. Il s'agit d'un moteur à soupapes passives à trois cylindres en éventail, fabriqué par Alessandro Anzani.

 

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