
Louis BLERIOT
Louis Blériot (1er juillet 1872 à Cambrai[1] -
Ingénieur de l'École Centrale (promotion 1895), il a volé pour la première fois en 1907 dans un avion de sa conception. Titulaire du premier brevet de pilote, délivré en France en 1910.
Louis Blériot étudie à l’École Centrale des Arts et Manufactures à Paris. Il devient ingénieur avant de connaître un succès certain dans la fabrication de phares à acétylène pour l’industrie automobile alors en pleine expansion.
Grâce aux gains qu’il acquiert avec ses phares pour automobile, il se lance dans la fabrication d’un premier modèle d'aéroplane, un oiseau mécanique à ailes battantes, de 1,50 m d'envergure, pesant 10 kilos et mû par un moteur léger à acide carbonique de son invention fournissant environ 2 chevaux. En janvier 1901, ce modèle s'envole.
Cette année 1901 est également marquée par sa rencontre avec Ferdinand Ferber pour lequel il voue une sincère admiration.
En 1905, la campagne de propagande d’Ernest Archdeacon le conduit à construire avec ce dernier le Blériot III, un grand biplan rectangulaire inspiré par les dessins de Wright. L'appareil, dépourvu de moteur, est remorqué sur la Seine par un canot Antoinette. Il capote après s'être brièvement détaché de l'eau à la suite d'un coup de vent.
En mai 1905, Blériot collabore avec MM. Levavasseur et Voisin. Blériot et Voisin fondent en ce même mois de mai 1905 le premier atelier d'aviation français dans lequel Blériot se donne le rôle de concepteur et où Voisin devait jouer celui de mécanicien et dont nait le Blériot 4 qui ne connaitra pas de succès.
Après avoir équipé de roues le précédent modèle, qui devient ainsi le Blériot IV
ter, le constructeur essaie sa création le 19 novembre 1906 à Bagatelle. Il brise
son appareil contre un caniveau quelques jours après que son concurrent brésilien
Santos-
220 m.
En 1906, Blériot se prend de passion pour la question des moteurs. Il quitte Voisin, qui restait partisan du biplan, après un an d’association et rejoint la société Antoinette, où il retrouve Ferber, en y apportant son talent et son argent.
Louis Blériot a fabriqué de nombreux modèles d'avions dont :
Blériot V : construit en 1907, monoplan à aile de canard.
Blériot VI : juin 1907, monoplan à ailes tandem, surnommé la Libellule. Il réussit quelques vols.
Blériot VII : septembre 1907, monoplan entraîné avec un moteur Antoinette de 50 CV, hélice à quatre pales.
Blériot VIII : construit en utilisant le Blériot VII entre février et juin 1908, il est proche par sa forme du Blériot XI, mais les ailerons de bord de fuite sont remplacés par des parties pivotantes. Le 24 novembre 1908, il est détruit.
Le 22 juin 1907, Blériot reprend sa liberté en construisant le monoplan dénommé « le canard », n° 5 de la nomenclature Blériot. Les ailes, gauchissables et incurvées, rappellent par leur profil l'aile de certains oiseaux planeurs. L'hélice du moteur Antoinette de 24 ch. est placée à l'arrière de l'appareil tandis que la gouverne de profondeur est placée devant l'appareil (configuration canard).
Tandis que les appareils précédents avaient été pilotés par le contremaître Peyret
(chef d'atelier de Louis Blériot dont l’atelier était situé boulevard Victor-
Le Blériot VI, un monoplan inspiré du type de Langley, est doté de deux paires d’ailes placées en tandem, pour une surface totale de seulement 16 m2, sur un fuselage entièrement enveloppé de papier verni avec 3 roues porteuses et un moteur Antoinette 24 ch. placé à l'avant, les gouvernails étant situés à l’arrière. Le premier vol, réalisé en juillet 1907, donne l'occasion au constructeur de réaliser un distance de 80 mètres qui l'encourage à le doter d'un moteur de 60 ch. Au cours d'un essai, l'appareil atteint une hauteur de 25 mètres avant que le moteur ne tombe en panne après seulement 300 mètres parcourus : l'appareil tombe alors à pic, sans dommage pour le pilote alors que les ailes et le fuselage de l'appareil sont brisés.
SUITE
1872 -
